Acquisition par l’Ineris de capteurs GNSS à bas coût et premier déploiement pour le suivi de mouvements de terrain lents
L’Ineris a fait l'acquisition en 2025 d’un système GNSS à bas coût et Plug & Play pour renforcer ses capacités d’observation, de surveillance et d’expertise notamment dans le domaine de la prévention des risques de mouvements de terrains lents.
Ce système repose sur la solution GEOCUBE développée par l’IGN. Il comprend quatre module GNSS et une station de base nommée GEOPORT qui assure le calcul de position (latitude, longitude et altitude) en continu, soit en temps réel soit en post-traitement. Les modules communiquent entre eux par liaison radio ; ils peuvent être alimentés par panneau solaire, batterie, ou encore via le réseau EDF. Les performances théoriques annoncées sont de l’ordre de 2 mm en X et Y et 3 mm en Z en temps réel, voire 1 mm sur 24h pour X et Y et 2 mm pour Z.
Le système prévoit l’installation :
d’une station de référence dans un endroit considéré comme stable,
de plusieurs stations de mesure sur le site étudié,
d’une station GEOPORT en charge des calculs et de l’envoi les données vers un serveur FTP qui peut ensuite être interrogé pour récupérer les données.
De type Plug & Play, il est conçu peut être déployé sur le terrain dans des délais courts pour compléter ou renforcer la surveillance d’un site.
Il est déployé depuis décembre 2025 sur la commune de Lochwiller (67), à 37 km au nord-ouest de Strasbourg, dans le cadre d’un essai mené en collaboration avec GEODERIS et le BRGM et avec le soutien de la DPGR[1]. Les données acquises sont centralisées sur l’infrastructure de surveillance de l’Ineris et partagées avec les partenaires du projet via le portail de web-monitoring e.cenaris.
Le retour d’expérience de cet essai sera réalisé au printemps 2026. Il permettra :
Pour l’Ineris, au sens général, d’en tirer des enseignements techniques pour de futures applications dans d’autres contextes,
Pour l’application à Lochwiller, d’évaluer l’apport des données GNSS pour compléter l’état des connaissances sur les phénomènes de surrection des sols observés depuis la réalisation, il y a plusieurs années, sur la commune, d’un forage géothermique qui s’est révélé défectueux.
Données brutes du premier mois de test – station SM1-Forage
Données brutes du premier mois de test – station SM1-Forage